A eux ... (Ofter/Kogel/enfance/guerre/tranchée/autre)

A eux ... (Ofter/Kogel/enfance/guerre/tranchée/autre)
Ofter était plutôt mature pour ses 20 ans, né de parents ouvriers, il connut dans sa plus tendre enfance les affres de la pauvreté, du froid et de la faim. Athlétique et imaginatif –voir tête en l'air- Ofter aimait rêver de liberté.

*~*

Kogel –drôle de nom, elle le savait- était plutôt bien faites pour ses 15 ans. Née d'un amour destructeur entre un petit soldat et une danseuse anonyme, elle eut un début de vie un peu mouvementée. Petite et rondelette –voir boulotte- Kogel aimait s'imaginer autre.

*~*

Ofter aimait la lecture, la musique et les arts.

*~*

Kogel, passive, aimait à se faire diriger, la chaleur humaine et les autres.

*~*

Ofter quitta le bancal domicile familial le jour de ses 21 ans, emportant avec lui deux pulls et un peu d'argent.
Deux pulls, un peu d'argent et sa soif de vivre.

*~*

Kogel quitta sa maigre famille le jour de ses 16 ans, n'emportant avec elle rien d'autre que sa personne.
Sa personne et quelques souvenirs ébréchés.
Les rayures de la vie.

*~*

Errance.

*~*

Kogel se fit rapidement des amies.
Six, au total.
Des amies qui lui ressemblaient, qu'elle adorait, qu'elle bénissait.
Elles devinrent inséparables, jamais distantes.

*~*

Ofter rencontra lui aussi des gens, mal intentionnés pour la plupart, mais préféra sa vie de nomade sans réel but à des attaches illusoires et potentiellement blessantes.

*~*

Un soir, dans un bar mal famé, Ofter rencontra Kogel –qui lui fut présentée avec les honneurs-.
Kogel et ses amies étaient en admiration devant le beau Ofter et sa mine de petit écorché.

Las et peu intéressé, Ofter, lui, délaissa Kogel, ne lui adressant même pas le moindre sourire, le moindre regard, le moindre intérêt.
Ofter préférait rêver.

Kogel fut blessée. Elle l'aimait.
Kogel était forte, décidée et volontaire.
De plus elle avait charmant amant.
Elle laissa donc Ofter partir, délaissée, froissée.

*~*

Libre Emprisonnée.

*~*

Guerre.

*~*

Malheureusement, contraints par un système qu'ils ne cautionnaient pas, Ofter et Kogel durent se plier à la règle et partir au front.
Le conflit faisait rage.

*~*

Tout le monde était réquisitionné : deux errants de moins dans les rues était bienvenu.

*~*

Le front Allemand pour Kogel.
Français pour Ofter.

*~*

La vie est mal faite, parfois.

*~*

L'horreur de la guerre, la boue des tranchées, la douleur humaine et la laideur de la mort.
De chaque côté.

Kogel et Ofter cauchemardaient, chaque soir, en silence.

*~*

Kogel pensait au beau Ofter, qu'elle avait rencontré dans ce bar miteux.
Ofter pensait à sortir au plus vite de cet enfer...

*~*

Kogel avait rencontrée sur place une amie, errante comme elle, réquisitionnée comme elle.
N'y comprenant rien, comme elle.
Elle se contentait de suivre son amant, présent lui aussi.

*~*

Ofter était seul, ne parlait à personne, et se contentait de continuer à rêver, au milieu des boueuses tranchées.

*~*

Rêver au ciel bleu, à son enfance et à une jolie petite femme, dans une prairie verte.

*~*

Kogel ne rêvait pas, elle en était incapable, directement touchée par la froideur de la réalité.

*~*

Puis, un jour gris, comme les autres, dans un petit matin, comme les autres, un sifflet Français, comme les autres, retentit.
Nouvelle vague, comme les autres, sur la ligne ennemie.
Ofter en faisait parti.
Ofter était pour tous un 'autre'...Sauf pour Kogel.

*~*

Nouveau sifflet.

*~*

Signal.

*~*

Ofter s'élança, courageux.
Ofter avait finit de rêver, courir s'abriter : seule réalité.

*~*

Kogel, à l'exact opposé, aperçut Ofter.
Le temps se figea.
Abandonnant son amie, poussé par son amant, sortant de son abri, Kogel reconnaissant le beau soldat, s'élança vers Ofter...

Et se ficha dans sa tête.

*~*

Les histoires d'Amour finissent mal en général.

*~*

Le beau Ofter s'écroula, abattu par une petite balle du nom de Kogel, sur un champ boueux et lugubre de Verdun, un fragile matin d'automne.

*~*

Les apparences sont souvent trompeuses.

*~*

Kogel, en Français, veut dire balle...
Et victime en Allemand ça se dit...Ofter...

*~*

Les mots 'guerre', 'mort', 'drame' mais aussi 'amour', comme tous, se déclinent en toutes les langues, ne l'oublions jamais.

*~*

Cette histoire est réversible.
Ofter et Kogel n'ont pas choisit leur camps.

*~*

By Mouâ.

# Posté le lundi 23 janvier 2006 16:23

Modifié le jeudi 02 février 2006 07:07

Histoire de malédiction... (Toxique/charmant/animal/bâton/prof/souvenirs)

Histoire de malédiction... (Toxique/charmant/animal/bâton/prof/souvenirs)
Il était une fois, un beau jour d'un beau mois d'une jolie année d'un joli siècle, dans une jolie clinique blanche d'une jolie ville... *respire*... une jolie maman.
Une jolie maman enceinte...

Maman car déjà mère d'un charmant petit garçon blond comme les blés.
Enceinte car euh... Bref, passons et disons que c'est un immaculé :) ...

*~*

Tout est calme, donc, dans les couloirs immaculés –eux aussi tiens :)-, aucune agitation... Cela s'explique sûrement par la présence d'un immense nuage toxique au dessus de la ville, dû à l'inéliminable incendie qui grignote peu à peu la plus grosse usine d'engrais chimiques de Nantes et des alentours, dégageant de terribles fumées corrosives obscurcissant le ciel même...
En fait le couvre-feu est carrément décrété dans un rayon de 3 kilomètres et les gens sont tous barricadés chez eux, à trembler...
L'évacuation a commencé (40 000 personnes transvasées).

*~*

La maman de 28 ans à peine, elle, souffre.
Le bébé arrive... Il est onze heures trente, l'agitation reprend dans l'hôpital. L'accouchement est eutocique (c'est marqué sur le carnet de santé, même ^^).
Le bébé né peu après, le nuage est juste au dessus de la clinique.
Il est midi pile.
La clinique est plongée dans la plus totale obscurité...
L'ombre s'etend...
Seules quelques lampes blafardes viennent déchirer le noir de la salle glaciale *ambiance dramatique assurée par Alcalin* <= pub...
Nous sommes le jour même de la Saint Narcisse, le 29 Octobre de l'an de grâce 87 et je suis –enfin- né :).

*~*

Un beauuuuu bébé boudiné, violet-rose-jaune-vert, guelard, gluant, cherchant avidement de quoi manger en rampant sur le ventre de sa maman (-_- j'aurais dû y rester)...

Le zoli bébé a un zentil frère –blond comme les blés-, qui pense immédiatement à le mettre à la poubelle, de peur qu'il ne lui pique ses playmobiles... Le zentil frère à qui il cassera plus tard : un bras, un poignet, deux chevilles, arrachera un bout de lèvre, poussera dans les escaliers et piquera les playmobiles...
En échange le zentil frère lui ouvrira la tête à l'aide d'un coin effilé, d'un lit et d'une porte (l'est fortiche mon fréro^^).

*~*

Très vite bébé comprend la vie : il ne fait que manger et dormir. Peu enclin à marcher, bébé préfère rouler sur lui-même. Il faut dire que bébé est légèrement gros, voir carrément énorme, avec ses deux abajoues et son gros bidon potelé que tout le monde trouve siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii mignon...
'Alalalalalala sa fera un beau garçon', disent en c½ur la famille réunie autour du berceau à barreaux renforcés -pur titane-.

*~*

'Comme il ressemble à son pèreeeeeeeee', disent-en c½ur- les parents paternels, admiratifs.
'Le portait de sa mèèèèèèèèèèèèèèèèèèèère', disent-en c½ur- les parents maternels, émerveillés.
'Qui c'est ?', dit -toute seule- l'arrière grand-mère maternelle, gâteuse...

*~*

Bébé grandit quand même...
Il s'appelle Vincent. D'ailleurs Vincent n'aime pas son prénom : il fera une maxi scène jamais vue au Louvre quand il apprendra qu'un peintre maudit a porté le même prénom et qu'il est mort, fou, après s'être coupé l'oreille qu'il a offerte à une prostitué de passage.

Son père, adorateur fanatique de peinture, n'a donc jamais hésité à appeler son bambin comme ce talentueux dérangé (avec l'espoir que son fils suive le même chemin, l'oreille en plus)...

Ses parents le sortent donc avec difficulté du célèbre musée, pendant que des asiatiques prennent la scène émouvante en photo. C'était sans compter sur la perfidie du gamin qui fera se péter une jambe à une amie des parents en manipulant habilement un escalator embusqué... (Sans commentaire -_-').

*~*

Les parents, soucieux de son éducation –ou pour se venger :) -, lui racontent tous les soirs une histoire : celle de la grande tante qui est morte en tombant de vélo sous les roues d'un 35 tonnes, celle d'un roi qui c'est fait courser pendant 2heures dans son château par 5 Ducs avant de se prendre 41 coups de poignard, la chèvre de monsieur Seguin (si si, même qu'elle meurt mangé par le loup à la fin et que le vieux monsieur Seguin il se retrouve tout seul),...

Les chansons sont aussi légion : Stuwart : le petit cheval blanc qui meurt électrocuté par un éclair de la même couleur (pour la rime), l'âne solitaire qui agonise au fond de son étable, oublié de tous, le pont des amants qui s'écroule en emportant tous les amoureux avec lui dans l'immensité glaciale de la Seine,...

*~*

Bébé n'en ressort que très légèrement traumatisé... :) *Dort avec un Opinel ouvert sur sa table de chevet* ...

*~*

Les parents instruisent vite le chiar...euh le charmant bambin : visite de Londres (j'ai fait tombé l'appareil photo dans le bassin des flamants roses et je me suis fais mordre par un écureuil gris prétendument apprivoisé), l'Irlande (une vache typique sur le capot de la voiture de location), l'Italie (je me suis paumé pendant 4 heures dans un labyrinthe de maïs local),...

*~*

Bébé maigrit vite et ses joues fondent, avec toutes ces émotions... Ouf !

Qui a dit 'anorexique' ? *_*

*~*

Méthode radicale pour sevrer bébé : les parents font accidentellement tomber le biberon par terre en le lavant <= version officielle... *S'en est pas remis*...

*~*

Papa fait des tours de magie en avalant une allumette enflammée devant ses fils émerveillés, tous les soirs.
Fils émerveillés qui mettront le feu à la cuisine en essayant de l'imiter peu après...

*~*

Roulade dans les orties en apprenant à s'arrêter en vélo...

*~*

Divers animaux...particuliers également : poissons suicidaires (un dans l'évier, un dans l'aspirateur), hamsters névrosés (essayant de se défenestrer en sautant de la cage), cochon d'inde boulimique (mange-dort-mange-dort-mange-couine-dort-mange-dort-boit),...

Cela ne vient pas des animaux en eux même, en fait. Plus tard nous découvrirons avec stupeur que c'est notre seule présence qui suffit à déclencher les drames...

Nous ne citerons comme exemples que quelques cas marquant : l'égorgement d'un mouton domestique par la chienne du voisin lors d'une promenade par nous (une pulsion -_-), le même chien qui saute dans le fleuve pour rapporter le bâton et qui préfère mourir noyé que de lâcher le dit bâton (il survivra finalement, mon père ayant sauté à l'eau pour rapporter le bâton et le chien qui allait avec...), le suicide du chat des voisins –Domino- qui est tombé du 6éme étage en essayant d'attraper un moineau qui picorait sur la balustrade alors que nous devions le nourrir pendant leur absence, le rouge gorge apprivoisé de mon parrain qui c'est accidentellement mangé le velux (double-vitrage) et enfin le perroquet de ma grand-mère qui c'est étouffé avec une cacahouète donné avec bienveillance par ma mère (qui ne le supportait pas)...

*~*

Puis, ensuite, vint le temps des apprentissages...
La musique pour le petit, le sport pour le grand.
Le sadomasochisme pour le petit, l'automutilation pour le grand. <= traduction.

*~*

Mon prof de violon part en dépression après trois mois et c'est au piano que je trouve finalement mon bonheur (ne disons pas 'épanouissement' -_-).

J'en ferais 8 ans.

8 ans de patience magnifique de la part de mon prof, alors que je confondais encore au bout de la 8éme année ma droite et ma gauche (il me marquait 'D' et 'G' au marqueur sur les mains -_-).

*~*

On fournit au petit garçon l'éducation adéquate : il faut lui apprendre à nager,...

Maxime, le gentil prof de natation de la ville s'en charge à merveille. Après 24 séances intensives le garçonnet nage à peu prés –bien qu'il a du mal à être allongé dans l'eau et préfère faire des rebonds sur le fond pour avancer-.

Qu'elle ne fut pas la surprise quand, en ouvrant le journal un joli matin ensoleillé, les parents découvrent le gentil prof de natation en première page, les menottes aux poignets.

Le gentil Maxime n'était apparemment autre qu'un méchant tueur à gage professionnel qui venait d'exécuter un contrat dans la ville avant de se faire prendre.
Couverture : maître nageur... (Véridique -_-, comme le reste).

*~*

Un déménagement plus tard -dans une ville sans piscine- tout va très vite : déménagement sur déménagement, bizarrement le p'tiot y prend goût :) ...

Qui a dit sadomasochiste ? *_*

*~*

Que de souvenirs dans la ville où il restera finalement le plus longtemps : la fausse crise d'appendicite (avec écographie et tout :) ...), un dentiste-charcutier (BZIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ZIIIIIIIIIIIIIIIIII *splotch*BZIIIIIIIIIIIIIIIII), le collège privé Catholique (avec les s½urs enterrées dans l'arrière cour), le théâtre (j'ai successivement interprété : 'le loup catholique', 'le vilain prince hérétique' et 'le poseur-de-bombe-ayant-quitté-le-droit-chemin-du-miséricordieux-Seigneur'...-_-), le Grec (je sais juste décliner 'le Dieu est sur la colline' à tous les temps -_-),...

*~*

Les appareils dentaires : le casque de nuit, les bagues, les élastiques (force « lapin », « tortue »,...)...

*~*

Puis re-déménagement dans une ville plus...calme. Le brevet.
Vie toujours parsemée de malédictions croustillantes (ce jour béni où j'ai arraché le robinet chromé des WC d'un restaurant 4 étoiles,...)...

*~*

Côté survivants dans les animaux ce n'est pas mieux.

Dispersés dans la famille leur espérance de vie reste restreinte : le perroquet remplaçant l'ancien et répondant au doux nom de 'Mon grand' pond des ½ufs, la tortue –'Carole'- s'accouple périodiquement avec un cailloux du jardin en poussant des râles obscènes et le chat domestique castré –'Moumou'- arrive à avoir des petits tous les ans avec des minettes de passage,...

*~*

Enfin re-re-déménagement dans l'actuelle ville :).
LA JAPD : arme par arme, tank par tank, avion par avion : cadence de tir, poids, vitesse, chargement,...
Le Bac...
La patinoire...
Les études... (J'ai eu mon premier semestre, au fait ^^).
Les amis...

*~*

Mais surtout... Et partout... De supers souvenirs.

# Posté le jeudi 02 février 2006 09:29

Modifié le samedi 25 février 2006 18:29

Les expériences de la vie : le travail, moi et les autres... (Simone/rossignol/soubrette/tagada)

Les expériences de la vie : le travail, moi et les autres... (Simone/rossignol/soubrette/tagada)
Voilà presque un mois que je n'ai pas écrit sur ce magnifique blog !
Crime ! Assassinat ! Incrédulité blessante ! Affreuseté de la nature ! ... euh... magnificence écorcheuse ?

Bref ! Réparons cette erreur inhumaine qui, je suis sûr, vous triture le... euh : les neurones.

Quoi de neuf durant cette interminable absence ? Et bien...

J'ai travaillé ! Vi, pendant deux semaines ! -_-

Grande première !

AH ! La joie inimaginable de se lever en ces jours de vacances avec l'entrain d'un zombie narcoleptique pour vous dire : 'chouette, je vais travailler' !
AH ! La joie inenvisageable de sortir de son doux lit chaud un jour de vacances, dans la froideur glaciale de la maison, pour vous dire : 'chouette, je vais travailler' !
AH ! La joie incommensurable de se croûter dans ses escaliers à 6h du matin un jour de vacances en disant : 'chouette, je vais travailler' !

Bon, maintenant prenez toutes ces phrases et remplacez 'chouette, je vais travailler' par 'je vais faire un massacre', et vous avez mon humeur du jour pendant les deux dernières semaines.

T_T Je me suis super épanoui.

*~*

*A pas eu sa dose de sang quotidienne.*

Que dire ? Que dire du magnifique monde des adultes bondissants, où tout n'est qu'amour et allégresse, où tout n'est qu'indépendance et évolution ?!
Que dire du merveilleux monde étonnamment rose où tout ne tourne autour que d'un sujet principal : le travail ?!

Savez vous que des personnes sont prêtes à tuer pour avoir la même nature de cheveux que Simone ?

Et bien moi, oui, maintenant.
15 jours dans une petite pièce avec les mêmes personne sa créé des liens. T_T

*~*

>_< Que dire sur cette expérience traumatisante ?

Bon, avant tout je tiens à remercier mes employeurs qui ont été trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès gentils ! Et c'est même pas ironique !

Merci de m'avoir proposé du café même si je déteste sa (et ce 3 fois chaque jours pendant 15 jours).
Merci de m'avoir appris pourquoi il ne fallait pas taper la photocopieuse avec les yeux injectés de sang –sa la vexe, la titine à son trognongnon-.
Merci de m'avoir inculqué l'art de dire ses fautes sans essayer de les cacher habilement (je n'ai même pas fait exprès de déchirer ces papiers et de les mettre dans le broyeur après, parce que je les avais mal tamponné, si j'avais su qu'ils étaient supers importants aussi ...).

*~*

Bon, évidement l'apprentissage fut long et douloureux : vous avez déjà mis la main dans un lecteur de chèques automatique vous ?
Non...
Et bah moi c'est la première chose que j'ai fait en arrivant :') .
Et un lecteur de chèque automatique peut faire une arme redoutable, j'en suis désormais convaincu...

*~*

Alala les collègues, les responsabilités ! Le pied !
J'adore bosser avec des gens qui ont 40 ans de plus que vous et qui vous parlent de leurs 3 enfants, de leur femme et de leur nouvelle coiffure, en t'appelant par tous les noms sauf le tien (c'est passé par Calisse, Albert, Martinot, Jean, Roger, Toi-là-bas, Petit, Le-fils-de-monsieur-Martin,... -_-).

Bon ! Ne parlons plus de sujets qui fâchent : le monde du travail c'est pour dans quelques années, encore !
Le temps de me tresser une corde solide quoi T_T ...

(Ne venez même pas me parler de mon stage d'un mois en cabinet d'expert comptable en fin d'année !).

*~*

Ah, les vacances...

Ah ! 2 grasses mat' en tout et pour tout durant ces transcendantales vacances, dont l'une entachée par mon cher frère décidant de siffler à 8h du matin l'air en 5 tonalités de la parade nuptiale printanière du petit rossignol en rut.
Je veux faire chasseur, plus tard... à la sulfateuse -_-'

*~*

Des expériences de la vie tout ça... Inimitables !

Je ne me rends pas compte de la chance que j'ai d'être maudit !
Merci au monsieur ou à la madame qui enfonce des clous dans ma poupée vaudou en sacrifiant des poulets, en me souhaitant tous les malheurs du monde :') : grâce à vous la routine m'épargne !

Ainsi on peut appeler 'mettre sa main dans le lecteur de chèques automatique' une expérience de la vie...
Tout comme 'commander au Quick tout en étant attaché à Hélène avec ces propres menottes fourrures (noires, la fourrure ^^) devant une trentaine de personnes'. -_-

*~*

L'art d'avoir la honte.

*~*

Les amis forcent les expériences de la vie... Hein, Caro ? Sans toi je n'aurais sans doute jamais assisté à un film réservé à un public avertit de plus de 50 ans (ils pleuraient tous à la fin... Tous, sauf nous, Cornichon Céleste et mi, essayant de comprendre pourquoi le héros avait comme fantasme de coucher avec son père, sa mère, son médecin (cancer phase terminale ^^) et lui enfant)...

*~*

Vous avez déjà recraché en poudre vos fraises tagada sur l'écran de la télé d'une camarade de classe après avoir zappé malencontreusement sur Canal + -le premier samedi du mois vers minuit- ? Moi oui, devant la moitié de ma classe médusée par la scène finale du film au scénario très élaboré où Roberto fait la connaissance de Pamela –l'infirmière-soubrette- (en gros plan et en souplesse).

J'ai perverti 7 personnes (dont le frère et les parents -alertés par le bruit- de la fille chez qui le drame a eut lieu) en 1 seconde, qui dit mieux ?

Vous avez déjà fait fuir une petite fille déguisée en fée –si mignonne quand elle crie et court en agitant sa pitite baguette- en lui décochant un regard genre 'je vais te décalquer' alors qu'elle vous jetait tendrement des confettis dans les cheveux ? Moi oui, hier (Mardi Gras oblige)...

Vous avez déjà renversé sur vous tout le rayon 'parfums naturels' à 'Nature et Découverte' ? Moi oui et je peux vous dire que le numéro 4 ('Divin parfum') sent très bon mélangé avec le numéro 3 ('Senteur des bois')...

Sans parler des crêpes à 90° que j'ai fait avec amour à 1h du mat' avant-hier...
Ah ! Si j'avais su qu'une bouteille d'eau de prune se vidait si vite aussi !
Z'étaient drôlement bonnes au final, quand même ^^'...

Je ne suis pas un alcolo ! <= message subliminal

*~*

Et mon école alors ? Qu'est-ce qu'elle devient ? Et bien demain je vais voir un simulacre de Claude François danser (soirée à théme). Promis : si c'est un désastre je vous raconte !

Les profs : c'est la routine : ma prof de maths est dépressive, ma prof d'expression prend des poses lascives, mon profs de compta s'habille comme Zouzou le clown, mon profs de statistiques nous raconte sa folichonne de vie (son chien est mort,...).

*~*

Ah les expériences de la vie ! Il n'y a pas à dire : vive elles !

Grâce à elles j'ai appris à ne plus avoir honte (oooooooooh non !), à ne plus me faire discret (vous avez déjà été au ciné menotté vous ? Moi oui, attaché pendant 1heure dans une salle bondée...), à être adroit (j'arrive à attraper un grain de pop-corn qu'on me lance now ! Bon, pour y arriver on en a gâché bien une trentaine mais seul le résultat est important...) et plein de choses sur la vie ! (Comme le fait que les infirmières-soubrettes sont supers souples, surtout sur Canal + le premier samedi du mois vers minuit et que des gens tueraient pour avoir la même nature de cheveux que Simone ! ...).

Bref ! Merci Ô toi qui parsème ma route de bosses, afin que je ne m'ennuis !

*~*

Merci aux expériences de la vie, au travail, à moi et aux autres !

Je m'aime (<= mot de la fin).

# Posté le mercredi 01 mars 2006 10:52

Modifié le vendredi 03 mars 2006 12:39

Senbazuru. (1000/Sadako/644/rêves/356)

Senbazuru. (1000/Sadako/644/rêves/356)
Cette histoire commence avec le début d'une vie. Celle de la petite Sasaki Sadako. Un joli petit nom pour une jolie petite fille.

*~*

La fillette passa une enfance joyeuse, sans problème, comme la plupart des fillettes. Une enfance pleine de tendresse et de rêves.

Sadako était excellente élève et une sportive émérite : son avenir aurait pu s'orienter vers la course de compétition.

*~*

Aurait pu...

*~*

Oui, en fait, j'ai oublié de préciser : Sasaki Sadako avait deux ans lorsqu'une bombe bien connue tomba sur Hiroshima.
Sadako, à 2 kilomètres de l'explosion survécut par miracle –quel miracle- sans aucune lésion extérieure.

*~*

Aurai pu...

*~*

Le temps passant Sadako eut certains troubles inquiétants.
On lui diagnostiqua vite une leucémie –les radiations, elles, avaient bien dépassé les 2 kilomètres-...

*~*

Sadako avait 10 ans, 10 ans de tendresse et de rêves.

*~*

La petite fille entra à l'hôpital -intutile de préciser qu'en ces temps les soins y étant prodigués étaient sommaires-.

*~*

Un jour qu'elle lui rendait visite, sa meilleure amie lui raconta une bien étrange histoire : celle du Senbazuru.

Cette légende raconte que si l'on plie mille grues dans du papier un v½ux nous est accordé par les Dieux...

*~*

Sadako s'attela donc immédiatement à l'ardue tâche, en espérant pouvoir souhaiter sa guérison afin de pouvoir reprendre la course à pied, sa passion.

Grâce à tout le papier disponible dans l'hôpital (y compris les étiquettes de ses médicaments), Sadako parvint à plier 500 grues en deux ans.

Sa chambre était pour ainsi dire remplie des fragiles oiseaux blancs.

*~*

Deux ans d'espoir et de rêves.

*~*

... et elle alla soudainement mieux.

*~*

Aurait pu...

*~*

Sadako rentra chez elle, heureuse.
Mais avant la fin de la même semaine la petite fille fit une rechute et fut contrainte de réintégrer sa chambre clause d'hôpital.

Elle se remit à plier, inlassablement. Pendant une autre année, malgré sa maladie.
Doucement mais sûrement.

*~*

Un an d'espoir et de rêves.

*~*

Et c'est après avoir plié un total de 644 grues que Sadako mourut des suites de sa maladie... à 356 grues de papier de son v½u.

*~*

A à peine douze ans.

*~*

Alors, touchés par sa disparition et son fol espoir, ses camarades de classe, ses amis et ses parents plièrent ces symboliques 356 grues à la mémoire de Sadako.

Puis ils récoltèrent des fonds et firent ériger un monument à la mémoire des enfants morts des suites d'Hiroshima.
Chaque année, au pied de ce mémorial dédié à la paix des centaines de Senbazuru sont déposées.

*~*

Ce monument n'est autre q'une statue représentant une fillette tenant dans sa main droite... une petite grue de papier.

*~*

Histoire vraie.

# Posté le mardi 28 mars 2006 11:38

Modifié le jeudi 30 mars 2006 10:16

Je ne suis pas un masooo, cette image me colle à la peau-euh... (Folklorique/voyante/licencier/montre/larbin)

Je ne suis pas un masooo, cette image me colle à la peau-euh... (Folklorique/voyante/licencier/montre/larbin)
HEEEEEEEEEE Sa faisait longtemps que je n'avais rien écrit sur mon blog ! Rien sur ma trifouillaminante vie, entendons ! (oui, je continu à inventer des mots T_T ...).

Je reprends donc la plume, ici, maintenant, OUI, je le veux... hum... DONC ! Que s'est-il passé dans ma vie depuis la dernière fois ? eh bien........ euh... rien T_T'.

Enfin rien, c'est vite dit ! Rien de bien folklorique, disons !

Mon horoscope me prédit chaque jour joie, amour et félicité et chaque jour est joie, amour et félicité, l'amour et la félicité en moins, la malédiction en plus.

*~*

Je suis harcelé par une voyante qui m'envoie des e-mails disant que mon karma est exceptionnel et que si je lui envoie un chèque de 200 euros il sera encore mieux, et qu'elle ouvrira mes chacras en adéquation avec la constellation cosmique de l'otarie pour 500 –chèques et cartes bancaires acceptés, remboursables en 6 mensualités échelonnées sur 4 mois-. J'hésite à payer : c'est un peu cher mais elle est vachement doué : elle m'a déjà dit que je cherchais le bonheur et que je voulais de l'argent.

Non, il n'y a pas à dire : seule elle est apte à ouvrir mes chacras otariens.

*~*

Et les cours, alors ? <= vous avez vu comment mon Moi n°6 fait la convers à mon Moi n°142-bis ?

Et bien les cours, c'est... euh... passionnant n'est pas vraiment le mot mais... atypique, oui, atypique conviendrait mieux ! Cette semaine, par exemple, c'était jeu d'entreprise ! On est répartis par groupe de 4 et on nous confie une entreprise virtuelle qu'on doit gèrer (en tenant compte de l'usure des machines, des stocks, de la main d'½uvre, des grèves possibles,...), sur deux ans, tout cela en une semaine. Simple, quoi. Puis des conclusions sont tirées sur votre capacité à gérer une entreprise.

J'étais PDG de mon groupe (l'image de marque, la preuve d'intégrité, le pillier fondateur, le garant de l'honnêteté...)... >_< OUI ça a été une catastrophe... Mais j'en tire des leçons !!! :')

1)- Commencer d'entrée par un plan social n'est pas bon pour le moral des troupes.
2)- Continuer en baissant les salaires un peu plus est un acte suicidaire normalement conscient.
3)- Employer des tétraplégiques en tant que vendeurs (pour toucher des subventions, *guiii*) n'est pas pertinent lorsque qu'on vend des chaussures de sport.
4)- NON, on ne peut pas partir faire une étude de marché aux Caraïbes en plein milieu de l'exercice, avec la totalité de la caisse.
5)- NON, on ne peut pas licencier les membres de son groupe.
6)- Réinventer l'esclavage en faisant travailler ses ouvriers 22 heures par jours n'est pas justifiable (bah quoi, j'avais mal calculé, c'est tout !).

Et quand le prof vous fait passer devant tout l'amphi en vous demandant comment vous avez fait pour couler si vite la boîte, allez expliquer, vous, que c'est de la faute aux ouvriers.

Monde cruel, injuste et ingrat !

*~*

J'ai retravaillé à la Banque, j'ai faillit oublier de le diiiiiiiire !!! Avec une fille presque aussi folle que moi T_T ... oui, sa a été mouvementé.

Bon, disons qu'au début on était sages. Pi après on est devenu intenables...

Ne jamais me laisser seul, dans une pièce close, avec une vingtaine de tampons encreurs... T_T ... on c'est fait de beauuuux tatouages sur les brassssssss ! Des tatouages indélébiles T_T (5 jours à partir). Des tatouages « vérifié » ou « à payer à l'ordre de... ». Au passage on a tamponné la moquette, la table, un bout de clavier d'ordinateur, des cartons,...
On a aussi rechanté toutes les chansons de Balavoine en rangeant les dossiers T_T ...

« J'me présente, je m'appelle Vini, j'aim'rais bien réussir ma vie, massacrerrrrrrrrrrrr... »

Je ne sais pas pourquoi les dossiers et les tampons ont un effet aphrodisiaque sur nous, mais bon... sa doit être psychosomatique. T_T

Honte, nous ? Jamaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.

*~*

On danse les uns avec les autres
On court les uns après les autres
On se déteste, on se déchire
On se détruit, on se désire
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde

*~*

Bon... avouons... la honte est une drogue... même des fois où je fais carrément exprès (quand j'ai pas ma dooooooooooose)... exemple ?

Et bien il y a le choix ! Exemple : à la piscine T_T ... après qu'Hélène et Gayel aient mimé l'accouplement de l'orc mâle moyen (devant une flopée de pitits nenfants ninnocents). Nous partons, contents de nous, lorsque j'apprends qu'il faut que j'ai perdu ma montre dans les vestiaires. Explication : une copine a flashé sur le maître nageur et il faut trouver un prétexte pour retourner à la piscine et y rester afin qu'elle lui parle (problème : pour le voir il faut attendre qu'il sorte d'un cours spécial, à 21h... et il est... 19h). Donc la stratégie de la montre semble être une bonne idée.

Semble être. T_T

Moi, bon prince, j'accepte (qui a dit : « gogole » ?).

Nous voilà de retour à la piscine, ni une, ni deux, je vais à l'entrée chouiner « j'ai perduuu ma montre, j'habite loin, il faut que je la retrouve absolument ! »... le gardien me laisse entrer d'un ½il méfiant, et voilà que je fouille les vestiaires en cherchant la montre que j'ai mise quelques minutes auparavant dans ma poche.

*5 minutes plus tard.*

Le gardien revient voir dans les vestiaires pour s'enquérir de l'avancée de mes recherches. Et moi... je ne cherchais plus, depuis le temps... en fait j'étais en train de me recoiffer en m'admirant dans la glace des vestiaires. Grillé, le gardien me regarde bizarrement...

T_T bon je lui dis « euuuuuh, j'ai pas trouvé, euuuuuuuh, je repasserais ». Il me répond :
-Je vais chercher pour toi, elle est comment ta montre ?
-Euuuuuh bah euuuuuuh elle est noire et euuuuh...
-Je vois, et elle donne l'heure...

Vui, vous l'avez noté, c'était un gardien vachement perspicace.

3 minutes plus tard je reviens à la charge « non, mais il faut absolument que je la retrouve, et j'ai pas cherché dans la partie visiteurs ». Le gardien me laisse y aller : problème : je me gourre de porte T_T ... me voilà dans la partie réservée aux maîtres nageurs, j'entends le gardien ricaner derrière moi.

C'était un gardien vachement sadique, aussi.

Je ressors –tout rouge-, je vais dans la partie visiteurs et je fais semblant de chercher, à quatre pattes par terre.

Mes 5 ans de théâtre s'expriment.

Puis je dis que je ne trouve rien *pitit yeux larmoyants*, je sors de la piscine et je cherche pendant 20 minutes dans les buissons autour... T_T sous l'½il du gardien qui me regarde faire.

A 20h en train de chercher une montre fictive dans des bosquets, à la lueur de mon portable (toute la batterie y est passée)...

ENFIN ! le maître nageur tant attendu sort PILE à ce moment je retrouve ma montre (je l'avais balancé discretos dans un fourré trois secondes avant) et la copine tape un brin de cosette avec (enfin elle lui dit « bonsoir » il lui dit « bonsoir » et il se casse... T_T connard...).

Mission accomplie pour Super Vini ! :')

Je ne remettrais plus jamais les pieds dans cette piscine T_T.

Je tiens particulièrement à remercier Gayel et Hélène, qui, pendant que je cherchais à quatre pattes ma montre imaginairement perdue, sous l'½il d'un gardien qui me prenait pour un fou, étaient pliées de rire en deux dans la voiture.

*~*

Vala ! Dans le prochain épisode : Vini larbin à un mariage (la s½ur d'une copine m'emploie pour faire le groom durant ses noces), Vini va en stage dans un cabinet de fous et Vini va au code pour apprendre à ne pas rendre systématiquement une voiture en arme de destruction massive.

# Posté le samedi 06 mai 2006 14:14

Modifié le dimanche 07 mai 2006 17:58